Boulogne Billancourt Ecologie

20 mai 2010

C'est la "Fête aux voisins" tous les jours rue Pau Casals !

Depuis quelques semaines des affiches nous invitent à participer à la "Fête des voisins" le 28 mai.

Parlons en de la “Fête des voisins” orchestrée quotidiennement depuis que la SNI est propriétaire de ces lieux !

"Le Parisien" est venu nous faire une visite mardi dernier pour voir si la SNI tenait ses engagements en terme de logements “sociaux”.
-Rappel : Promesse faite au maire par le directeur de la SNI en 2009 = 200 logements à vendre; 200 pour les infirmières, fonctionnaires en tout genre et 200 loi 48.
Résultat : Un état des lieux lamentables et Mm De Villepin elle même qui assume le fait que “la SNI ne tiendra peut être pas ses engagements”.

-Des grilles neuves démontées et déplacées de 5 mètres à peine car MOISAN refusait de les voir devant son magasin (mais qui de toutes façons n’ont jamais fermées et dont les codes n’ont jamais marchés !), des locaux poubelles enfin montés mais trop petits, sans murs et sans toits (!!!) ce qui ne change absolument rien pour les odeurs, le bruit et les infiltrations ; Une rue ouverte à tous les véhicules (alors que sous la FM et même Restaura personne ne pouvait pénétrer sans motif réel) ; des parties communes à l’abandon car plus que 4 gardiennes sur 17 numéros ; des travaux de mise aux normes incendie fait aussi lentement qu’il est possible de le faire...
-Justement, les gardiennes sont en train de s’organiser pour protester car depuis que SNI est présent, on leur a retiré leur mutuelle, attribué un nouveau syndic, le même que les nouveaux propriétaires arrivant ici, FONCIA. Ce qui fait qu’elles n’ont plus de “liens” avec les locataires mais se sentent obligées de “servir” en priorité les nouveaux propriétaires.

La personne en charge de sortir les 150 poubelles de la rue (avec trottoirs et marches à monter et descendre à chaque numéro) va être virée et ce sont les gardiennes (50/60 ans de moyenne d’age) qui vont devoir se les taper ! Pour le même salaire bien sur...


-Les logements “sociaux” (++) prévus pour les fonctionnaires de police ou ministères: pas attribués
-Les logements pour les infirmières : pas attribués
-La promesse de maintenir 200 logements loi 48 : une foutaise car la loi ne garantit plus que la famille du locataire puisse bénéficier de ses logements à la mort ou à la retraite de ceux ci et dès qu’une des ces personnes meurt ou s’en va en maison = Travaux de “rénovation” (mêmes entreprises inconnues et douteuses que sous Restaura qui avait eu droit à des descentes de police pour travail au noir et emploi de sans papier) et mise en vente directe des logements à 6000 ou 8000 € le m2 ! (2 incendies mineurs à déplorer pendant ces travaux qui promettent encore des années de nuisances aux locataires après les 2 années de nuisances sous Restaura !)
-Quant aux soit disant discussions de l’année dernière pour que les loyers les plus hauts (ceux sous Restaura) soient révisés à la baisse: Jamais plus personne n’en a reparlé. Ni la mairie, ni SNI, ni l’amicale des locataires.

Au contraire, ils augmentent tous les ans selon l’INSEE et dépassent aujourd'hui les 27 € le m2 pour les derniers arrivés !

-Les codes n’ayant pas été changés depuis 4 ans, on retrouve de plus en plus de SDF ou de jeunes ivres morts dormant dans les cages d’escalier.

-On voit des véhicules pénétrer à grande vitesse dans cette rue où jouent des dizaines d’enfants, et pas que des enfants résidant ici; On voit des mégots de cigarettes et de joints partout dans les cours et dans la rue car la location “classique” continue à des tarifs astronomiques pour des arrivants plutôt peu respectueux des autres.
Mieux, les vendeurs de SNI (ex vendeurs de Restaura) proposent des appartements à la vente dans un but locatif et mettent ensuite ces logements fraîchement achetés une fortune (avec commissions idoines) dans toutes les agences du quartier pour les refourguer à des étudiants ou jeunes couples payant plus de 26€ le m2 des logements en piteux état malgré la couche de peinture. Doubles commissions donc !
-Et surtout, les anciens déplorent la fin de la solidarité, de l’entente et du respect entre voisins. Depuis 4 ans il y a un gros “turn over” (du fait du prix par rapport à la qualité et aux nuisances, découvertes trop tard par les nouveaux arrivants) et plus personne ne se soucie de personne.

Agressivité, dégradations volontaires, extinction du caractère “social” de ces immeubles...
Bravo à la mairie et à SNI pour avoir tué cette rue et avoir abandonné plus de 600 logements aux mains des spéculateurs avides de loyers maximum (car quand tous les “anciens” seront morts ou déplacés C ce qui se passera) pour cause de proximité av le bois de Boulogne !

J’ai bataillé 4 mois pour avoir un RDV avec M. Galland à la mairie à ces sujets. Il s'est mis en pelote au bout de 10mn d’entretien et m’a remercié rapidement en me disant : “Prouvez moi ce que vous avancez et revenez nous voir” !!! C'est le monde à l’envers quand les citoyens doivent informer la mairie de la façon dont on la roule dans la farine. Ou alors il m’aurait pris pour un imbécile, sachant parfaitement ce qui se passe ici ? (mais ça, je n’ose le croire de la part d’un adjoint droit dans ses bottes et arborant une barrette à sa veste ;-)

Alors FETE DES VOISINS cette année rue Pau Casals ?
Non, je ne pense pas !
;-(

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24 février 2010

La SNI joue au promoteur de Luxe et oublie son role social

Immeubles de la rue Pau Casals : Deux occasions manquées pour la mairie, deux belles affaires pour RESTAURA et la SNI !

Lors de la vente à RESTAURA, groupe spéculateur Espagnol, d’un ensemble d’immeubles appartenant à la FRANCE MUTUALISTE en octobre 2004, Pierre Christophe BAGUET déclarait :

“France Mutualiste : une opération purement financière !

L'ensemble de la France Mutualiste, constitué de 889 appartements certes non classés en logements sociaux, permettait, grâce à des loyers accessibles, d'offrir de grands services à des dizaines de familles aux revenus modestes, des personnes âgées, des jeunes couples.” (http://www.pcbaguet.com/np220.htm)

En 2004, M. BAGUET n’était pas encore maire de Boulogne-Billancourt…

Si une bataille a été gagnée par Messieurs DUHAMEL et FOURCADE en contraignant RESTAURA à rétrocéder 215 logements à OSICA, bailleur HLM, cela a coûté 2,3 M€ d’aides de la mairie et communauté d’agglomérations (en échange aussi de 33 appartements réservés).

On a souvent lu que la mairie actuelle avait fait plier RESTAURA en l’empêchant de revendre le reste à la découpe, après un coup de pinceau d’une mauvaise peinture et quelques poses de doubles vitrages parmi les plus bas de gamme.

Mais si on prend le prix de rétrocession des 215 logements à OSICA, filiale de la CAISSE DES DEPOTS ET CONSIGNATIONS, 27,5 M€ et qu’on le rapporte au prix d’achat de RESTAURA à la France Mutualiste des 889 appartements pour 80 M€, on se rend compte que proportionnellement parlant, RESTAURA a rétrocédé à OSICA ces 215 logements 20% plus chers que ce qu’elle les avait achetés 2 ans auparavant !

À plus ou moins 5 M€ de bénéfices en moins de deux ans, sur 215 logements, ça fait cher du coup de pinceau !

Mais c’est après que ça se dégrade.

Engagée à ne pas revendre des immeubles dont les rénovations n’ont cessé d’être dénoncées depuis maintenant 4 ans, Restaura les a loués. Les logements occupés étant souvent de lois 48 et à des tarifs insultants pour tout spéculateur (de 4 à 10€ du m2), Restaura a survendu ces appartements rénovés et a affiché ses prétentions sur des photographies de logements exposés plein sud, dernier étage et aménagés par un architecte. Le tout en 4 par 3 sur des affiches parsemées dans la ville et sur le fronton de la rue Pau Casals. Tout pour séduire…

Ce n’étaient là que des images d’Epinal, bien loin de la réalité de tous les jours. Des centaines de candidats à la location, aux revenus plutôt modestes, puisque les appartements sont en majorité des studios ou des deux trois pièces, se sont précipités, alléchés par tant de promesses et une rénovation récente. La communication de Restaura en 2005 annonce :

« Matériaux nobles ; Rénovation de grand standing ; Isolation phonique garantie par acousticiens… ».

A la suite de quoi des centaines de personnes ont accepté des loyers à la limite du raisonnable, jusqu’à 27 € du m2 ! Ils ont déchanté en quelques jours, on les avait gentiment escroqués ! Le mot est du maire lui-même, en août 2008.

Peinture écaillée au bout de quelques mois, fissures dans tous les murs, inondations à répétitions provoquées par des déchets oubliés dans les canalisations, affaissements des trottoirs, électricité non conforme, chauffe eaux mal fixés…

La liste des malfaçons est longue et il convient d’y rajouter le point le plus essentiel, car subi quotidiennement par absolument tous les occupants de ces immeubles, les nuisances sonores.

Il n’y a pas un seul logement qui ne laisse entendre son voisin vivre dans sa moindre intimité. Plus de 250 logements ont trouvé preneurs sous Restaura, grâce à sa campagne de désinformation. En un an, 90 % de ces locataires étaient déjà partis ! Catastrophés par la qualité de vie en rapport avec leurs loyers.

En janvier 2009, les pompiers de Boulogne-Billancourt ont dressé un bilan “incendie” négatif de 4 pages. Le tout dans des immeubles fraîchement rénovés !

Le propriétaire, le syndic, ALMA GESTION, la mairie, l’ADIL, le médiateur de justice, tous ont été avertis et sollicités pour ces tromperies. Tous ont fait la sourde oreille et ont laissé ces locataires payer le prix fort leur stress quotidien et leur insécurité. 

En juillet 2009, la SNI, autre filiale de la CAISSE DES DEPOTS ET CONSIGNATIONS a racheté l’ensemble des immeubles dont Restaura ne voulait plus. 

Pour 92 M€, d’après ce qu’on en sait, la SNI rachète les 17 immeubles, moins les 5 rétrocédés à sa filiale OSICA deux ans auparavant. Encore une fois, c’est un prix tout à fait honorable, voire spéculateur si l’on reporte celui-ci aux 80 M€ déboursés pour l’ensemble par Restaura, 5 ans plus tôt,

Faut il rappeler que la SNI est un groupe semi-public bénéficiant de subventions ?

En 2004 la CDC avait déjà fait une offre pour l’ensemble Pau Casals, mais à un prix de 70 M€. Cinq ans plus tard, elle débourse 92 M€ + 27,5 M€ (OSICA), soit 120 M€ pour l’ensemble..! Combien de subventions publiques cela aura coûté aux contribuables pour que la rue Pau Casals se transforme en résidence “Villa Pau Casals” et pour des rénovations ne permettant même pas aux locataires actuels, écrasés par leurs loyers, de vivre décemment ? Nous n’avons pas d’informations précises.

Mais moins de deux mois après son rachat, la SNI, pourtant chargée de fournir aux revenus modestes des logements à prix intermédiaires, voire sociaux, se permet de se transformer en promoteur de luxe et revend tous les appartements vidés par les locataires excédés de Restaura entre 2007 et 2008, entre 6000 et 8000 € le m2 ! Et ce, sans même entreprendre la moindre amélioration de sécurité ou de confort dénoncée par les locataires en colère, par les pompiers et par une assignation en justice déposée par un des locataires. En vendant immédiatement 250 logements vides sur les 750 rachetés, la SNI est déjà bénéficiaire. Joli coup que même un groupe comme Restaura n’aurait pas rêvé accomplir.

Cependant, la SNI ment par omissions à ses futurs acquéreurs et on présume de la fureur de certains, quand, après avoir déboursé 800 000 € pour un 90 m2, certains vont découvrir le peu de repos, le nombre de dégradations et la note salée que leur coûtera la remise aux normes prescrites par les pompiers, pour ne parler que de ce problème.

Alertée, la mairie n’a tout simplement pas répondu aux courriers des locataires. La SNI a refusé d’entendre les problèmes dénoncés.

Le 22 décembre 2009, c’est le collectif des « Mal logés » qui s’est chargé de rappeler son rôle à la SNI. 80 personnes sont venues manifester rue Pau Casals pour dénoncer les 300 appartements vides et non reloués depuis presque deux ans et pour dire non à une SNI promoteur de luxe.

Interpellé par l’opposition lors du dernier conseil municipal, le maire lui s’est félicité de la sortie de crise (il y avait donc bien une crise sous Restaura !) à la rue Pau Casals et a démenti l’existence du rapport des pompiers et même, du locataire ayant assigné ALMA GESTION, RESTAURA et la SNI.

Les Verts auraient voulu que la rue Pau Casals soit l’occasion de voir le taux de logements accessibles réhaussé à Boulogne BIllancourt.

O.K

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09 février 2010

-Fête du sport et Journée européenne de la mobilité. Bougez autrement !

Samedi 20 septembre 2009 :

Voilà le slogan qu’on pouvait lire sur le site de la mairie et les affiches ventant la seule journée consacrée annuellement aux piétons à Boulogne Billancourt.

Ex « Journée sans voitures », la piétonisation du bd Jean Jaurès, événement qui donne aux citoyens l’occasion de respirer et de s’affranchir des nuisances automobiles une toute petite fois par an et qui fut un tel succès l’année dernière s’est transformée en foire commerciale intercommunale de Boulogne Billancourt !

Le long du parcours prêté aux piétons, déjà très sommaire, ont fleuri des dizaines de tentes de négoce où des dizaines de vendeurs en costumes cravates essayaient d’appâter le chaland.

Du stand de vente alimentaire, même pas étiqueté Bio, aux nombreuses tentes de marques de vélos, ce qui peut encore s’expliquer, le bd Jean Jaurès déployait aujourd’hui de sérieux concurrents pour les commerçants résidents, déjà sinistrés par une crise de plus en plus présente.

Pire encore et ironie insupportable pour les Verts, la majorité n’a rien trouvé de mieux que de mandater les principaux constructeurs automobiles pour venir exposer leurs modèles « hybrides » garés en épi sur la route et bloquant de ce fait la moitié de l’espace promis aux piétons, vélos et autres poussettes bien moins nombreux cette année. 4X4 hybride mais rejetant tout de même l’équivalent d’un kilo de carbone tous les 5kms, limousine Mercedes V6 dont la partie électrique est insignifiante…voilà de quoi ravir les pauvres constructeurs en mal de bénéfices et de green washing !

Enfin, le paroxysme a été atteint avec la présence de Q-Park, concessionnaire pratiquement exclusif des parkings souterrains de notre région dont l’activité symbolise à elle seule la faillite de la lutte contre le « tout voiture » et pour leur tenir compagnie, une marque de produits chimiques (si si) ventant le label « éco » de ses nettoyants pour voitures préservant l’environnement !

On aura tout vu !

 

Certains riverains n’hésitant pas à qualifier le bd Jean Jaurès de mini « salon de l’auto » improvisé et de mascarade de journée environnementale reflétant la dramatique vision de l’écologie made in UMP, cette présence massive de commerçants « étrangers » (mais qui, à leur décharge, auraient répondu à l’invitation de la mairie et de Mm Jouanno elle même, venue serrer des mains à la foire comme le fait souvent son patron !) a eu le don d’exaspérer les commerçants Boulonnais, leurs clients et les citoyens qui se faisaient une joie de passer un samedi à se promener sans penser obligatoirement à leur pouvoir d’achat.

Exit les animations destinées aux enfants (ou en tout cas réduites à peau de chagrin), les clowns parcourant le bd, les vélos d’enfants par dizaines… place au capitalisme, « green washed » qui, sous couvert d’intentions louables prend les enfants du bon dieu pour des canards sauvages.

Quelques animations sportives, prises d’assaut puisque moins nombreuses que les stands de constructeurs auto et deux animations pour enfants, dont une se déroulait à même le macadam, sa saleté et ses mégots pour des enfants en très bas age n’auront pas suffi à vérifier le slogan de la mairie, toujours plus apte à faire des phrases chocs du style « Qui salie paie » mais toujours inefficace pour ne pas dire inexistante quand il s’agit d’actions concrètes pour un avenir meilleur.

Une journée entièrement destinée aux enfants, au silence et à une autre approche du centre ville, c’est apparemment trop demandé à des élus intoxiqués par leurs convictions au point de devoir contaminer les moindres recoins de notre ville, même quand celle-ci essaie de changer, de progresser, d’aller de l’avant.

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19 octobre 2009

Vivre à Boulogne-Billancourt, une ville où les polices font ce qu'elles peuvent, pas ce qu'elles devraient…

Si vous voulez habiter de beaux quartiers et pouvoir faire chier vos chiens juste en bas de chez vous, là où jouent vos enfants et leurs copains, si vous êtes valides mais voulez pouvoir vous garer sur des places handicapés ou juste devant l’entrée d’une école avec votre puissante berline et une fausse carte d’invalides, si votre pouvoir d’achat se justifie le samedi mais que vous rechignez à faire cent mètres à pied et voulez pouvoir vous garer en double file sans craindre aucune fourrière, « Venez habiter à Boulogne Billancourt ! »

Si vous aimez les espaces verts jonchés de mégots de cigarettes, si vous ne prenez jamais le bus et n’aurez jamais à contourner les voitures garées sur leurs arrêts pour y accéder, si vous voulez respirer l’air le plus vicié d’Ile de France (au sud de la ville) de part les axes automobiles nombreux, engorgés et en surface, si vous n’aimez pas laisser passer les personnes en vélos mais aimez pouvoir laisser votre deux roues garé n’importe où sur le trottoir, « Venez habiter à Boulogne-Billancourt ! »

Dimanche 11 octobre, marché Escudier, jour de présence des élus venus à la rencontre des citoyens. Comme par hasard, 3 policiers municipaux se montrent très présents et patrouillent autour des commerçants. Apparemment il y aurait beaucoup de vols de portefeuilles le dimanche (dixit)...Par contre, pour tous les riverains qui souffrent de l'anarchie routière, des nuisances de ceux qui ne respectent personne, deux ASVP isolées et trop peu épaulées essaient tant bien que mal de prévenir et de se faire respecter. Difficilement. Surtout quand, au détour d'une grosse BMW break garée sur l'arrêt de bus de l'av Jean Jaurès, angle rue Escudier et provoquant un embouteillage et son cortège de pots d'échappement et de klaxons, on apprend que les 3 policiers municipaux ont ordre de ne pas intervenir car ces pauvres citoyens qui ne trouvent pas à se garer avec leurs puissantes berlines de plus de 4 m, n'hésitent pas à se plaindre directement aux élus qui, hypocritement, appliquent des passes droits qui en disent long sur l'état du centre ville à BB, de la politique élitiste de l'UMP et du combat qui reste à mener pour vivre dans une démocratie.

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SNI – RESTAURA ; même combat ! Surtout n’achetez pas là bas.

En 2004, le groupe Espagnol Restaura est venu jouer au bon spéculateur d’avant crise en rachetant à la « France Mutualiste » 17 immeubles pour un prix de 80M€. La caisse des dépôts et consignation était alors sur les rangs mais rata le tout pour un prix de 10M€ moins élevé.

5 ans plus tard, après de multiples histoires plus ou moins nettes concernant les faux travaux de rénovation entrepris par le groupe Restaura et la gestion calamiteuse de la part d’Alma Gestion, la caisse de dépôts et consignation revient à la charge profitant d’une mauvaise position financière du groupe Espagnol et rachète le tout pour 90M€ (chiffre non officiel). Il faut se rappeler que la mairie et M. Baguet avaient alors refusé à Restaura le droit de vendre les appartements à la découpe. Si le geste était louable une des conséquences fut de provoquer la panique pour les locataires face à un groupe propriétaire incapable d’assumer ses obligations de loueur et les multiples dégradations et accidents arrivant constamment depuis les travaux de rénovation engagés. Les 17 immeubles laissés à l’abandon (moins les 5 rétrocédés à OSICA, filiale de la CDC), la situation des locataires s’est tellement détériorée que des centaines de nouveaux venus, alléchés par les affiches mensongères d’Alma Gestion n’ont tenu ici que 6 mois, préférant perdre des milliers d’€ et partir catastrophés plutôt que de continuer à vivre dans des cages à poule où le voisin est un colocataire de son propre logement, pouvant entendre toute sa vie à travers des cloisons de préfabriqués...

Les pompiers de Boulogne-Billancourt ayant eux-mêmes rendu un rapport alarmant de 4 pages sur les manquements de sécurité dans ces immeubles, malgré les 2 ans de travaux insupportables et pourtant inutiles subis par les riverains et les locataires, souvent bailleurs depuis des décennies.

Il était logique de penser que le rachat par la CDC (groupe public) et sa filiale la SNI aurait entraîné la remise aux normes des cette résidence, les réparations des dégradations jamais prises en compte par Restaura ou la prise en compte des nombreuses plaintes de locataires d’Alma Gestion depuis la vente de la France Mutualiste…mais à part la remise en état des bacs à fleurs, rien n’a été fait depuis la vente pour améliorer la vie des centaines de locataires. Et on comprend maintenant pourquoi Restaura et Alma Gestion on laissé partir des centaines de locataires sans relouer, alors que des centaines de familles boulonnaises attendent un logement et pourquoi on a incité des centaines d’autres à partir en ignorant leurs problèmes, leurs dégradations et leurs colères !

Car, à peine rachetés, des affiches 4X3 sont placardés et montrent l’hypothétique qualité des appartements de la rue Pau Casals, maintenant mis en vente par la SNI à des prix astronomiques alors que nous manquons si cruellement de logements abordables à louer à Boulogne Billancourt.

Car qu’on ne s’y trompe pas, malgré quelques travaux, surtout d’embellissement, la situation des structures des immeubles, de la rue elle même et des appartements, est alarmante.

Il y a fort à parier que lorsque des acquéreurs, qui vont débourser de sacrés sommes pour acheter à coté du bois, vont aménager dans leurs nouveaux logements, ils vont comprendre ce que promiscuité, annihilation de la vie privé et dégradations en tous genres veulent dire ! Comment la SNI compte gérer des propriétaires en attente d’un cadre de vie particulier, vivant dans un appartement mitoyen à une famille qui s’entasse à 4 dans 20m2 et louant à des tarifs de lois 48 ?

Ce sont deux « visions » de la « Villa Pau Casals » que l’on voudrait cacher et oublier pour vendre rapidement et, peut être, convaincre les plus anciens locataires de vider les lieux pour laisser place aux cadres de l’état et aux nouveaux acquéreurs…qui n'ont pas fini de regretter leurs acquisitions !

Posté par olivierka à 15:32 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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